Ospedaletti – Roquebrune

Un vol de ce côté de la frontière, c’est toujours un grand moment d’émotion. Après l’itinéraire inverse avec Bruno quelques jours plus tôt, la météo nous amène à Ospedaletti où l’on profite du vent pour voler vers la France…

Ospedaletti – Mangiabo – Roquebrune

le 24 février 2014, photos de Benoit Outters

http://parapente.ffvl.fr/cfd/liste/2013/vol/20138457

JPT, Bruno et Benoit Outters sont chauds pour voler. Nous allons donc en Italie chercher un troisième jour de cross consécutif. Quand ça vole, voles !

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Nous arrivons un peu tard au décollage et il y a environ 15 kmh de SE assez pénible, d’autant plus que le plaf est assez médiocre. Dans ces conditions, on s’arme de patience. Sceptique sur le raccrochage du Mont Bignone, je choisis d’aller jouer avec le vent pour tenter Roquebrune. Une longue transition nous amène à Isolabona.

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Ensuite je suis naïvement les crêtes avec Bruno tandis que Benoit et JPT passent par Rochetta. On arrive à faire 1600 au Monte Alto : donc feu sur l’Arpette !

Un plaf à 1600 me permet d’engager du lourd et de tenter Sospel Direct ! Une transition pas très raisonnable que j’avais déjà réalisée avec Corrado. J’annonce clairement que c’est un plan bien chaud et je dissuade Benoit de me suivre avec son matériel un peu moins performant.

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C’est parti pour une transition de malade avec Bruno qui accepte le plan. On est finalement peu poussé par l’Est, les brises tardent à prendre le relai. Avec le soleil de face, on voit mal la méga ligne électrique qui obstrue les gorges. Malgré un petit doute avec les vitesses qui s’effondrent à un moment, ça passe quand même bien et on arrive à l’Agaisin.

On se fait un peu secouer et ça monte direct à 1700. Jean-Paul et Benoit semblent s’en tirer en passant par Breil-sur-Roya.

Ayant le gaz pour prétendre passer le col de Castillon, j’hésite à poursuivre vers le Mangiabo. C’est quand même le point le plus dur de l’iténéraire qui est presque acquis avec ce gaz à cet endroit. Finalement le nuage me semble pas mal au dessus du Mont Gros, tout comme celui de la baisse des canons.

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J’arrive au Mangiabo et ça ne monte pas, je dois passer au viroulet car je ne trouve rien. Ca tombe bien, j’y fais le nuage et je me retrouve en parfaite position pour me lancer sur le Razet (qui domine le col de Castillon).

Bruno a pris un peu de retard mais s’il refait le plein Sospel il aura toutes ses chances.

Je rentre les mains dans mon harmais et j’optimise au mieux ma vitesse. Il y a un beau nuage sur les faces nord je pense que c’est gagné. Trop confiant, je snobe un peu le premier thermique en me disant « nuage en longueur » = « thermiques tout le long ». En fait les thermiques sont plus à l’est 🙁

Snobant donc cet indispensable gain préliminaire, je fais l’erreur de débutant de me coller aux faces ouest sans avoir pris tout ce qu’il y avait à prendre avant. Je commence à rentrer dans la brise sans appuis et en 5 minutes je me retrouve dans une situation bien pourrie. C’est simple, une fois qu’il n’est plus raisonnable de battre en retraite pour poser sous le vent du col, mes seuls atterrissages deviennent le viaduc, le terrain de moto cross.

Ceci dit ma raison me dit de continuer car la brise ne me scotche pas trop quand même. Comme nous sommes en février ça va bien monter quelque part une fois positionné au vent… Et Bingo, un petit coin canalise bien la brise et ça monte en thermodynamique. Rien que pour ça je ne regrette pas.

1300 ! Je reprends 900 Saint-Agnès et ça passe en direct sur Roquebrune. Comme on dit à Gourdon, un gun vaut mieux qu’un cerveau.

Je vole tranquille dans le bocal en attendant mon JP qui s’en est évidemment tiré lui aussi en laissant Bruno et Benoit à Sospel.

Yesssssssssssssss ! Un très beau vol, pas facile du tout, avec juste ce qu’il fallait en plafs.

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