Auron – Dormillouse – Saint-André – Auron

http://www.xcontest.org/world/en/flights/detail:pascamax/30.8.2015/08:56

le 30 août 2015

Ayant raté le créneau l’année dernière, en cette fin août, quelques jours avant la fermeture des remontées mécaniques, il est urgent de profiter d’Auron.

Bocal d’abord, avec Nikola. Un chouette tour sur les faces ouest.

2 jours après, le ciel s’avère plus propice. C’est avec Philippe Jean et Thierry « Paratenor » que nous allons voler. Nous croisons Alex Dordor au déco.

La tendance est Sud-Est, les premiers thermiques sont toujours un peu pénibles de la Brescia et je ne demande pas mon reste.

Je progresse doucement en direction de la Cime de Pals puis vers Allos. Ca glide bien. Vais-je réussir à revenir ?

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Autapie. A quelques dizaines de mètres près, j’en suis quitte pour une bonne séance de misère/bricole/fuite en avant sous le vent. Les crêtes successives qui me barrent la route et plongent vers la station de ski ne me disent rien de bon. La configuration est parfaite pour subir, sans ne plus pouvoir rien décider jusqu’en bas. Je déteste ça.

Heureusement, avec un oiseau nous arrivons à enrouler un espèce de machin, une sorte de conglomérat de bulles horribles sous le vent. Les 3 quatre premiers tours sont particulièrement atroces avec un gain discutable, heureusement je persévère et je monte. Tout cela s’organise ensuite en un thermique normal qui me permet de passer un col et de réappaître sur l’ axe classique au Tromas.

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Ensuite c’est du classique. J’avais éventuellement comme idée de revenir par le Morgon et de finir à Jausiers en cas de tendance Sud ingérable.

Mais comme ma machine pénètre relativement bien pour faire la Blanche en sens inverse, je reste sur les grandes lignes d’un FAI avec point vers l’Aup puis la Colmiane (le triangle dinosaure de Luc). Bon aujourd’hui il faut être réaliste, avec tout ce Sud-Est, une version petit joueur me conviendra parfaitement.

Je suis content de trouver enfin du bon plaf, plus de 3000 aux 3 Evéchés. En prime un peu de Nord dans les 100-200 derniers mètres.

Merci les plafs, parcequ’avec ce vent de Sud-Est, je ne donne pas cher de mon bouclage.

Après avoir su traverser au plaf toute la zone convective, je peux glider vers Carton directement. Quel effroi de découvrir, à la fin, que je suis complétement aplatit et ratatiné par le Sud-Est. Moi qui quelques minutes avant, glidant dans ma fine couche de nord, me demandais si je n’allais pas tenter un raccrochage dans les brises du Cheval Blanc, je suis d’un coup complétement aplatit et contré. Je finis même au relief, c’est complétement dingue !

Enrouler sous le vent est super compliqué et je dois me faire bien dégommer pour avoir le droit de sortir par la face Est. Pendant ce temps, les planeurs arrivés haut ramassent tout de qui sort des faces Ouest sous le vent, ils sont bien décalés mais empochent de l’énergie. Moi avec mon aéronef merdique et fragile, je dois me contenter des faces Est comme un pauvre gars. Elles ne donnent plus grand chose, mais j’arrive à me sortir de ce coin pour me retrouver au col derrière Cote Longue.

Je choisis les faces Sud et Est du Cheval Blanc. Je ne les avais jamais faites, dumoins de bas, c’est assez sympa.

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Je sors à un moment coté Ouest et je mange mon pain noir quelques minutes avant de trouver un thermique enroulable.

Y’a pas à dire, je le constate encore, au vent c’est mou, alors sous le vent avec les faces bien exposées ça envoie, il y a une énergie considérable.

3000 au cheval blanc, ils fondent comme peau de chagrin.

Je dois enrouler à Lambruisse. Pfff encore trop optimiste, j’ai pas pris assez, bon je tente quand même. Yes.

Antennes. Catapultage à 3000++

Ca commence à suffire. L’heure tourne et je n’en peux plus de progresser au sud. Tant pis pour les kilomètres. De toute façon il n’y a rien à voir ici.

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Rentrer à Auron avec le SE et les brises ça ne va pas être simple

Pas de point à la crête des Serres, je rentre direct. Je réfléchis à la meilleure manière de rentrer.

Finalement, Puy de Rent, le Ruch, le Grand Coyer me permettent de progresser. La section entre ces 2 derniers est particulièrement sympathique, évoluant sur des faces Est avec une tendance marquée Est alors que la montre a bien tourné, ça ne monte pas beaucoup. Le privilège d’une demi-heure de vol magique, en basse couche dans un de mes coins préférés. J’aurais presqu’envie de me poser tellement les lieux sont reposants. Mais il faut retourner prendre l’air.

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Le grand Coyer me permet de retoucher du thermique énergique et je pars au nuage vers Entraunes.

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Une fois sur place, pas de miracle, le vent complique tout et je n’arrive pas à exploiter quoi ce soit. C’est toujours assez surprenant vu les sommets alentours, mais cette rive gauche du Haut-Var n’est jamais vraiment protégée de tout ce qui est N NE E SE S.

Je rêve d’un thermique digne de ce nom. Mais je dois constater que je suis impuissant. C’est rageant vu les beaux cums, mais  cette couche de SE me contraint à subir et composer avec les éléments. Malgré mes essais et ma volonté, je n’arrive pas à sortir des difficultés par le haut.

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J’arrive en bricolant à la Cime de Pals, même constat d’impuissance. C’est très frustrant de ne pas pouvoir monter aux nuages, je suis comme acculé par le vent et je dois me contenter de surfer avec mon chiffon dans les couches les plus médiocres.

Làs, je me résigne définitivement après avoir bataillé comme je pouvais sur la Cime de Pals. Je ne prends pas le risque de lutter contre le S pour aller au Mounier. Le trajet commencerait par une perte d’altitude en longeant un col puis se poursuivrait par une partie sous des faces Nord Ouest. Vu le vent l’idée me plait guère. L’essentiel avec la sagesse et l’audace, c’est des les sortir au bon endroit au bon moment.

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Donc je me jette dans le vallon que j’ai pris à l’aller et qui rejoint Saint-Etienne de Tinée. La brise descend, c’est en fait celle qui vient du Var et qui franchit le col.

Je me fais une bonne session jeu vidéo, descendant la vallée poussé et dégueulé par cet air descendant à bonne vitesse. Je suis très attentif tant à mon incidence, qu’à mes trajectoires et à mon environnement. Je repère puis survole une belle ligne isolée qui pourrait quasiment décapiter son homme vu ma vitesse.

J’arrive derrière le déco d’Auron, vu les fortes brises de la Tinée, je me dis que je vais me faire démonter sous le vent. Je suis vraiment à 200% de vigilance. Et bien non ! Mon dégueulit tient le choc et me sert de bulle protectrice.

J’arrive derrière Saint-Etienne ou évidemment ça remonte. La brise de la Tinée est fidèle à sa légende.

Je remonte tranquillement en profitant du paysage. Ca pourrait être un bon spot d’acro je pense ici.

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Du coup en remontant puis partant à 2000 je me remotive. Je me prends à envisager de pouvoir remonter la Tinée par les hauts reliefs des majestueuses en faces Ouest. Finalement, je suis encore trop bas dans la brise pour exploiter quoi que ce soit et je décide poser plutôt que de refaire un tour de manège et retenter ma chance de plus haut.

Thierry m’attend à l’atterro est nous rentrons à Nice assez tôt.

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